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De
gueules au pont d'une arche d'argent,
sommé d'un coq
d'or passant,
soutenu d'une rivière
ondée d'azur en pointe. |
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Origine du
nom d'Eloie
Etymologie
1 – Eloie : annexe paroissiale
de Grosmagny.
Eloie ou Eloye, en
allemand Von Loies, Von Deloi, Von der Loyge (1427), Esloye, Esloyes (1655).
Nous avons vu à
l’article Valdoie (canton de Belfort) que nous considérons cette
terminaison oye comme dérivée de augia.
Monsieur Cocheris le
dit expressément, les lieux bas, par conséquent humides et
paludéens étaient autrefois désignés par les
termes baissa, augia, gorretus, bodium et bova.
Ainsi augia, nous a
donné Oye (Pas de Calais), Coye, Caugia (799) dans l'Oise.
Donc El-oye correspondrait
à Isolaugia, île marécageuse, qui aurait donné
successivement Islaugia, Eslaugia, Esloye, Eloye.
Cette commune forme
effectivement une espèce d’île entre deux petits cours d’eau
qui y confluent et quelques étangs au nord-ouest, sans compter une
foule d’autres étangs de toutes dimensions qui se succèdent
dans les prairies et les forêts voisines.
Les amateurs de fièvre
peuvent s’y installer et y choisir un logement.
2 - Eloye (Loebe, von
der Loebe 1347, des Loyes 1347, Esloye 1610) est un nom formé évidemment
de Es et de Loyes, autres formes de Loges.
Loge, Loye correspondent
au bas latin laubia, lobia dérivé du haut allemand lauba
dont le sens de feuillée donne une idée des matériaux
qui entraient primitivement dans la construction de ces huttes forestières.
En 1661 un
seul habitant est resté à Eloie.
Après la fronde
on signale l’arrivée de deux ménages.
Mairie
d’Eloie, le 8 septembre 1975
Source inconnue du
webmestre
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Traduction
par un groupe d'enfants de l'école
L’origine du nom d’Eloie
est floue. Pour la connaître, des recherches ont été
faites en utilisant les noms d’autres villages dont l’orthographe est proche
et dont on connaît l’histoire.
On trouve ainsi deux
explications assez différentes.
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La
première fait allusion à la situation marécageuse
de ce lieu.
La présence
de deux cours d’eau (la Rosemontoise et le Verdoyeux) et les nombreux étangs
donnaient en effet au village une mauvaise réputation : on prétendait
que c’était l’endroit rêvé pour attraper la fièvre.
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Le début du
nom d’Eloie viendrait du mot isola qui veut dire île en latin.
La fin du mot viendrait
du latin augia qui désigne les régions basses, les marais
et qu’on retrouve dans plusieurs autres noms de villages en France.
Eloie serait donc une
île au milieu des marécages.
Ainsi, on aurait eu
successivement les noms Isolaugia, Islaugia, Eslaugia, Esloye (1610) puis
Eloye.
L’autre explication
vient du latin mais aussi de l’allemand avec les mots laubia, lobia, lauba
qui désignent les feuilles, matériau utilisé autrefois
pour la construction des huttes forestières.
Sur cette trace, on
trouve des noms de lieu venant de l’allemand surtout : Von der Loebe (1347),
Des Loyes (1347), Von Loies, Von Deloi, Von der Loyge(1427).
Il est bien difficile
de dire aujourd’hui laquelle de ces deux explications est la bonne car
Eloie était autrefois une petite dépendance de Grosmagny
et on n’y a pas gardé trace de l’histoire du village.
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 L’emblême
du coq
Coq, symbole
de la vigilance et du peuple français, à cause du jeu de
mots latin :
Gallus = gaulois
Gallus = coq (gallinacé)
En 1659, Colbert, désireux
de créer en architecture un ordre français pour les chapiteaux
des colonnes, mit au concours un motif de décorations utilisant
des coqs au lieu des acanthes corinthiennes. Le vainqueur en fut Le Brun
: ses chapiteaux en bronze doré sont encore dans la galerie des
glaces à Versailles.
En 1665, une médaille
officielle fut frappée pour la délivrance du Quesnoy : le
coq français met en fuite le lion espagnol. Dès lors, les
adversaires des français, et notamment les Hollandais, emploient
constamment le coq pour symboliser la France, dans leur caricature et dans
leurs allégories.
Le coq fait
partie de la symbolique révolutionnaire (il figure notamment sur
le sceau du Directoire), mais il ne deviendra un emblème officiel
que sous la Monarchie de juillet et la IIe République (1830 - 52)
où il figure sur la hampe des drapeaux de régiments.
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L’idée
de remplacer la fleur de lys par un coq avait été lancée
en 1820 par le poète Pierre-Jean Béranger (1780- 1857) dans
la chanson le Vieux Drapeau. Sur le départ des armées de
la République (connu sous le nom de la Marseillaise) de Rude, décorant
l’arc de triomphe de l’Etoile et datant de 1836, les drapeaux sont surmontés
d’un coq que l’époque révolutionnaire ne connaissait pas.
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Depuis 1848,
le coq figure sur le Sceau de la République (La Liberté assise
tient un gouvernail orné d’un coq) ; il a été utilisé
à partir de 1899 comme motif des pièces d’or de 20 F.
Il est l’emblème
officiel des sportifs français sélectionnés dans des
épreuves internationales.
Le coq des clochers
de France ne symbolise pas le peuple gaulois mais probablement l’attente
du soleil levant, toujours salué par le chant des coqs. La dévotion
au soleil levant, pré-chrétienne, mais transformée
par St Patrick en dévotion au « Soleil de justice »
(c’est-à-dire le Christ), était restée vive chez les
moines irlandais qui ont rechristianisé la Gaule aux VIe-IXe siècle
; ils ont vers cette époque introduit les coqs de clocher sur le
continent.
Quid -
Robert Laffont
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